Secrétariat international de la CNT

étudiant en Grèce de nouveau insurgé !

Publié le vendredi 9 février 2007

Après le mouvement étudiant de l'été dernier, l'énorme vague des grèves dans l'Education Nationale et la quasi-insurrection des élèves des lycées et des collèges de cet automne, les étudiant-e-s entrent de nouveau dans un bras de fer avec le Ministère de l'éducation et des religions et avec le gouvernement.

Les points critiqués ?

1) Le même projet de loi que l'année dernière : il concerne l'éducation
supérieure et le système éducatif dans son ensemble. Cette loi fixe un
nombre maximal d'années d'études : alors pas de possibilité de redoubler plusieurs fois et donc plus de difficultés pour obtenir un diplôme, surtout pour ceux et celles qui sont obligé-e-s de travailler pendant leurs études.

2) Suppression de l' « asile universitaire ». Depuis la chute de la
dictature en 1974, la police n'a pas le droit d'envahir les universités.
En combinaison avec les propositions pour la présence des vigiles dans les facultés, on peut imaginer que des types d'actions et évènements comme l'occupation ou même l'organisation de manifestations politiques (ex. Forum Libertaire) « dérangeants » sera pratiquement impossible.

3)Institutionnalisation de l'embauche de « managers » pour les Universités et les écoles techniques. Avec cette mesure le ministère cherche la plus grande jonction entre les établissements de l'éducation supérieure et les lois du marché.

4)La volonté, exprimée officiellement par les deux grands partis au
pouvoir (les équivalents du PS et de l'UMP) de réviser le fameux article
16 de la constitution qui interdit la création des Universités privés.

L'ensemble de la communauté estudiantine se prononce aussi, contre les changements concernant l'éducation supérieure au niveau de l'Union
Européenne (nouvelles directives, reforme LMD, système des crédits,
division des étudiant-e-s entre manuel-le-s et intelectuel-le-s, système
de sélection dès le lycée…).

Contre cette Réforme, contre cet esprit qui transforme l'université en
entreprise et les étudiant-e-s en travailleur-se-s précaires le mouvement
réagit et s'organise : jusqu'à maintenant (08/02) on compte plus de 320
départements académiques occupés (Facs et IUTs) dans tout le pays. Et
comme l'année dernière ainsi que maintenant on voit des lieux d'occupation vivants, AGs gigantesques, des manifestations des actions coup de poing etc…

Cependant les difficultés sont nombreuses : la propagande de la part du
gouvernement et sa porte parole sont terribles, la répression policière
continue et le mouvement a du mal à s'élargir du côté des travailleur-se-s. Bien que plusieurs syndicats de base se mettent en
grève, la Centrale syndicale ne suit pas au point que les étudiant-e-s
font des manifestations en face de son siège pour réclamer l'appel à une
grève générale…

Nos camarades de l'ESE, anarcho-syndicalistes, sont impliqué-e-s dans
cette lutte et malgré leur petit nombre, mobilisent pour permettre
l'indispensable jonction entre le mouvement étudiant et le monde du
travail.

Giorgos, SI - secteur Grèce.

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