Secrétariat international de la CNT

La CNT solidaire de la grève générale en Centrafrique

Publié le samedi 12 janvier 2008

Le Secrétariat International (SI) de la Confédération nationale du
travail-France (CNT-F) tient à apporter tout son soutien au mouvement de grève générale engagée par les syndicats centrafricains et notamment l'USTC depuis maintenant plus d'une semaine.

Nous appuyons les revendications portées par les travailleurs en lutte
notamment pour : le déblocage de salaire (dépuis 1985), le paiement des
arriérés de salaires des périodes d'avant 2003, soit 35 mois et le
paiement des arriérés de salaires de l'année 2007, soit 7 mois. Cette
grève aurait pu être évitée si le gouvernement avait mis en place les
accords ayant suivi la grève précédente d'octobre dernier.

De la même manière, nous soutenons les enseignants du supérieur de
Centrafrique qui observent depuis plusieurs mois un mouvement de grève : le gouvernmenet en restant sourd à leurs revendications risque de devenir responsable de l'invalidation de l'année académique 2007 - 2008. A ce sujet, nous exigeons la réintégration du secrétaire général de
l'Association des enseignants du supérieur, Thierry ZOUMA, dans ses
fonctions de chef de service d'information à l'Université de Bangui.

La grève des travailleurs centrafricains fait suite aujourdhui à celles
qu'ont déjà menées les travailleurs guinéens, maliens, camerounais ou
encore burundais. Elle est le signe d'une vitalité sans compromis des
travailleurs, prêts à se lever pour faire respecter leurs droits et leur
dignité. Elle est aussi pour nous syndicalistes français la preuve dans
les faits de la puissance du syndicalisme et de son rôle incontournable et
indispensable dans un monde où les classes dirigeantes accroissent sans
cesse leurs profits en rognant chaque jour un peu plus les droits des
travailleurs.

Nous demandons au gouvernement de prendre en considération les légitimes revendications des travailleurs centrafricains et les exhortons à ne pas recourir à toute forme de répression qui serait la preuve de leur refus des libertés syndicales. Si de tels actes devaient se produire, nous en ferions immédiatement la publicité qui leur serait due afin que le
discrédit tombe immédiatement sur leurs auteurs.

Dès aujourd'hui, la CNT-F s'engage à tenir au courant tous ses contacts
internationaux de la situation et leur demande d'envoyer des messages de soutien à l'USTC.

Vive la solidarité internationale !

Le SI de la Confédération nationale du travail
Fait à Paris le 07/01/2008

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